C.A PARIS - STADE FRANCAIS 0-4


C.A PARIS 0STADE FRANCAIS 4
Division 1 Groupe Paris
8eme journée, 0 spectateurs
06/12/1931
Stade Charentonneau
Nombreux spectateurs

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Compte rendu dans la presse
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Stade Français bat C.A. Paris : 4-0 C'est une bien sévère défaite qu'ont encaissée là les Capistes. Peut-on dire qu'elle est imméritée ? Si lourd que soit ce score, il me paraît juste, tant les Stadistes se montrèrent en toutes circonstances plus rapides, plus homogènes et plus décidés. D'autre part, le C.A.P. se laissa imposer le jeu sans réagir bien énergiquement. Battu en demis, faible devant les buts, il ne donna guère qu'en seconde mi-temps l'impression qu'il pouvait marquer. Le Stade est en très grand progrès. La supériorité éclata surtout et de façon manifeste en première mi-temps où il marqua trois buts. Lorsqu'une équipe a pris un tel avantage, peut-on lui demander de lutter par la suite avec la même énergie et la même décision ? La seconde mi-temps vit donc un jeu plus égal. Si les Stadistes se montrèrent alors beaucoup moins pressants, c'est peut-être que leur demi centre Belin, qui fit une excellente première mi-temps, se relâcha alors et eut un rôle moins offensif. Belin montra-t-il à ce moment de la fatigue ou simplement de la négligence ? On est en droit de se poser cette question à la veille de la sélection de l'équipe de Paris qui doit rencontrer dimanche celle de Berlin, à Buffalo. Le Stade se montra tout à fait à son aise sur terrain lourd. Ce n'est pas la première fois qu'il montre une telle aptitude. On se souvient de la victoire remportée la saison dernière sur le Slavia de Prague, sur un terrain plus gras encore. Les nouveaux éléments de l'équipe, le demi-gauche Lempereur et l'arrière gauche Deffayet, donnèrent satisfaction et semblent devoir fournir une belle carrière dans leur club. Pavillard a retrouvé sa forme. Il fut hier remarquable d'activité et de finesse. Quant à Lafarge, il se montra perçant et décidé, prompt dans ses shots, sinon très heureux. Bunyan eut aussi une belle première mi-temps. Sprinks, Schuster et Chaisaz firent également une belle partie. Mais je dois dire que la défense stadiste fut en seconde mi-temps parfois surprise et qu'elle aurait dû être battue une fois ou deux, alors, si la triplette du centre capiste avait été plus efficace. Au C.A.P., seuls, Cauet, Ottavis et Bayart firent ce qu'ils devaient. Les autres joueurs furent dominés par leurs adversaires. Le premier but stadiste fut marqué seulement au bout de vingt minutes par Lafarge ; deux autres furent ensuite réussis par Mœrk avant la mi-temps. Le quatrième fut obtenu en seconde mi-temps par Bunyan. — Maurice Pefferkorn.



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